Perte de récoltes à cause de la sécheresse?
Faut-il aider les agriculteurs qui ont perdu leurs récoltes cet été?
Spontanément, la réponse qui vient est tout de suite “Oui, bien sûr, ils ne sont pas responsables des aléas climatiques, et c’est à la collectivité de prendre en charge les problèmes liés à la sècheresse”
Et pourtant, la question est complexe, et la réponse pas si simple.
Une vision globale de la situation est nécessaire… reste avec moi, je te dis tout.
Mais pourquoi cet article sur la sécheresse ici?
Tu te demandes peut-être ce que cette histoire d’agriculteurs et de sécheresse vient faire dans un site dédié à la Remise en Forme et au Bien-Être?
Eh bien, c’est tout simple… si nous n’avons plus accès à des fruits et légumes de qualité, il va être difficile de rester en Forme.
Mais il y a des solutions, autant collectives qu’individuelles, et nous allons les explorer ensemble.
Un été excessivement sec
Tout d’abord, un petit résumé de la situation, histoire d’avoir les idées claires.
Certaines régions, habituellement arrosées régulièrement par la pluie, la Bretagne, par exemple ont connu un été exceptionnellement sec, et des agriculteurs ont perdu une grande partie de leurs récoltes, voire la totalité. Les fruitiers ont également souffert, ce qui peut impacter les récoltes sur plusieurs années.
Une sècheresse catastrophique
Bref, il pourrait y avoir pénurie de fruits et légumes, et montée en flèche des prix…. et ce pourrait n’être que le début d’une période très compliquée.

Chaleur et sécheresse sont-ils liés?
Tout d’abord, pour comprendre ce qui se passe, il convient d’aller vers une vision globale des enjeux, du climat, et des phénomènes météorologiques.
Qu’est-ce qui provoque la pluie… ou la sécheresse?
La chaleur est une chose… la pluie en est une autre.
Pour qu’il y ait précipitation des nuages, et que les nuages délivrent l’eau qu’ils contiennent, il faut qu’il y ait une connexion électrique entre le sol et les nuages.
Ce phénomène a été mis en évidence, entre autres, par Matteo Tavera et Maxime Guillaume.
Cela peut paraître complexe, mais en fait c’est très simple… 5 minutes suffisent pour comprendre ce qui se passe.
Cette connexion électrique, indispensable pour qu’il pleuve, est créée par:
- les arbres
- l’humus et la vie bactérienne du sol
Des connecteurs naturels pour faire tomber la pluie
Les arbres, et surtout les grands arbres, font office de “paratonnerres” qui connectent le ciel (la polarité négative) et la terre (la polarité positive)
Autrement dit, pour qu’il pleuve, il faut qu’il y ait des arbres et de la Vie dans le sol.
S’il fait chaud, mais qu’il y a des arbres et de la Vie dans le sol, nous sommes dans les conditions d’une forêt tropicale: il fait chaud et il pleut.
S’il fait chaud et qu’il n’y a pas de végétation ni de vie dans le sol, nous sommes dans les conditions d’un désert tel que le Sahara… il ne pleut pas.
C’est ce qui a été mis en évidence par Matteo Tavera et Maxime Guillaume, dont je t’encourage vivement à lire les ouvrages (très faciles à lire). Claude et Lydia Bourguignon donne une explication quelque peu différente, mais qui revient au même… c’est le sol qui fait le climat.

Un désert n’attire pas la pluie… la sécheresse s’installe
Ce n’est pas parce qu’il ne pleut pas que c’est un désert… c’est parce que c’est un désert qu’il n’y pleut pas. Tu saisis la subtilité?

Connexion établie, les nuages peuvent se délester de leur eau…
Lorsqu’il y a cette connexion électrique entre la Terre et le Ciel, la Terre va littéralement appeler l’eau contenue dans les nuages.
Un phénomène qui passe (presque) inaperçu
Bien sûr, les micro-organismes sont résistants, et tuer un sol prend du temps,. C’est pour cela que l’on ne remarque pas tout de suite les effets de la déforestation et des pratiques agricoles destructrices, mais peu à peu la fertilité baisse, et les pluies se raréfient.
C’est à ce moment-là que les hommes choisissaient, par le passé, d’investir de nouvelles terres, qu’ils allaient pouvoir transformer en désert… et ainsi de suite, car le phénomène n’a pas commencé avec les temps modernes.

Avant et après
De là la fameuse phrase attribuée à Chateaubriand:
“La forêt précède les civilisations, le désert les suit”.
Je pourrais écrire un livre sur le sujet (et je vais peut-être le faire un de ces jours), mais pour aujourd’hui, continuons avec l’exploration des techniques agricoles modernes.
Quid des techniques agricoles actuelles?
Et nous arrivons au cœur du sujet… comment fonctionnent les techniques agricoles.
Les principales techniques utilisées par 99% des agriculteurs et les multinationales agro-industrielles:
- labour et sol à nu en permanence
- utilisation d’engrais azotés artificiels et de produits phytosanitaires divers (pesticides, désherbants, etc.)
- l’arbre est vu uniquement comme un profit potentiel… plantation de monocultures de résineux, et arrachage des haies entourant les champs (hé oui, ça continue…)
Le grand problème… c’est que nous avons tout faux
En effet:
- le labour perturbe la vie microbienne du sol, et la tue peu à peu, au fil des années. Le sol devenant de plus en plus compact, les labours sont de plus en plus profond, et atteignent de plus en plus fréquemment les 80 cm de profondeur, au lieu des 30/40 cm d’il y a 50 ans.
- pour compenser la perte progressive de fertilité, l’utilisation d’engrais azotés est de plus en plus massive, mais compense de moins en moins la perte de fertilité naturelle. En d’autres termes, les doses d’engrais augmentent… et les rendement baissent. Claude et Lydia sonnent l’alarme depuis déjà plusieurs décennies.
- les plantes et les arbres fruitiers, rendus de plus en plus fragile par la dévitalisation de leur environnement (la vie microbienne du sol), sont de plus en plus malades, et nécessitent de plus en plus de fongicides et pesticides, qui contribuent à leur tour à la perte de vie microbienne, et donc fragilisent de plus en plus les plantes.
- depuis le grand démembrement (dans les années 60/70) la plupart des haies ont disparu des paysages, et le phénomène continue, hélas… les haies gênent le passages des tracteurs.
- les tracteurs, de plus en plus gros et de plus en plus lourds, tassent de plus en plus le sol, achevant les derniers restes de vie microbienne.
NB: le “remembrement” (si mal nommé) des années 60/70 a été un véritable désastre. Entre 1946 et 2006, près de 18 millions d’hectares cumulés sont remembrés sur les 29 millions de la surface agricole utilisée. Et ce sont des milliers de km de haies qui ont disparu. Les problèmes de sècheresse viennent pour partie de cette désastreuse opération.
Je pourrais continuer longtemps, tant la listes des procédés antinaturels est longue… mais je crois que tu as compris.

Pourquoi est-ce que j’insiste tant sur la vie microbienne du sol?
La vie microbienne du sol:
- transforme un sol “béton” en éponge pouvant conserver l’humidité pendant des mois. C’est l’état naturel d’un sol… avant l’intervention de l’homme.
- permet aux arbres et aux plantes d’être en bonne santé, et donc de ne pas avoir besoin de produits phytosanitaires.
C’est donc la vie microbienne qui permet la bonne santé des plantes et des arbres, et aussi d’être plus autonomes en eau…. moins de besoin d’arrosage, et pas besoin de produits phytosanitaires (je sais, je me répète, mais tout cela est tellement étranger à la manière de penser actuelle, que je me dois d’insister).
Les solutions contre la sécheresse
Tu imagines bien que si je parle de tout ça, c’est qu’il y a des solutions:
- arrêter les labours, qui détruisent le sol, et facilitent l’érosion. Chaque année ce sont des milliers de tonnes de bonne terre qui partent dans les rivières, pour finir dans les mers et les océans. Il y a des techniques expérimentées depuis des décennies, même pour les cultures de céréales, en faisant des rotations céréales/légumineuses.
- planter des haies et des grands arbres, et recréer des bandes boisées, autour de chaque champ, quel qu’il soit, mais aussi autour des villes, et dans tous les espaces en friche.
- mettre en place des pratiques agricoles favorisant la vie microbienne, avec notamment une couverture permanente du sol (mulch divers; BRF, etc.).
Et puis il y a aussi l’électroculture, l’utilisation de biochar, etc. mais pour cet article cela suffira.
Le choix qui s’impose aujourd’hui
Nous pouvons:
- continuer le chemin vers la destruction totale des sols, via la perte de fertilité et l’érosion, en continuant une agriculture destructrice et qui nécessite des ressources énormes en eau. Il est important de garder à l’esprit qu’un sol mort et nu ne conserve pas l’eau, qui s’évapore très vite et/ou qui s’infiltre profondément dans le sol (suivant les types de sol).
- Soit prendre le chemin d’une agriculture durable, respectueuse du sol et du vivant.
Oui, mais ça va être compliqué de mettre ça en place !
Oui, certes, la transition n’est pas gagnée… mais nous n’avons plus le choix. Si on ajoute à tous les problèmes sus-cités, la fort possible pénurie d’engrais azotés qui arrive, nous pouvons dire que nous sommes déjà “dans le mur”…. et pas seulement en train d’y foncer droit dedans.
NB: pénurie d’engrais azotés; provoquée par la fermeture du détroit d’Ormuz, et aussi par la destruction d’usine d’engrais, qui sont fabriqués à partir du gaz naturel.
Quid des solutions envisagées par le gouvernement?
Les solutions avancées par le gouvernement sont:
- la mise en place de systèmes d’irrigation
- la constructions de méga-bassines pour le stockage de l’eau (en vue de l’irrigation).
Oui… mais quelle eau?
- De l’eau de pluie? Et s’il ne pleut pas, ou de moins en moins?
- Et comment récupérer cette eau de pluie? Il faudrait des surfaces de récupération énormes, et pouvoir acheminer cette eau vers les zones de stockage… compliqué.
- Prendre l’eau des rivières? Et les assécher encore plus? (la situation des rivières est déjà alarmante)
- Faire des forages de plus en plus profonds? Et assécher encore plus les nappes phréatiques, déjà bien mal en point?
- Faire venir l’eau depuis les fleuves (Rhône, Seine, etc.)? Des travaux pharaoniques pour maintenir une agriculture qui détruit le sol et le climat?
De plus, ces solutions pourraient être opérationnelles… en 2035!
La Terre, l’humain, l’humus… la Vie
Étonnante homonymie, n’est-il pas?
L’humain et l’humus… la Terre et l’humain ont besoin d’humus, c’est notre base de Vie.
Sans humus, pas de pluie, et pas de nourriture digne de ce nom.
Sans humus, l’humanité va vers son extinction (car le phénomène est planétaire, pas uniquement français)
Sans humains, la Terre survivra (si nous ne la faisons pas exploser) et recréera de l’humus.
Allons-nous choisir la Vie?

Nous n’avons plus le temps de tergiverser
C’est aujourd’hui qu’il faut mettre en place des solutions concrètes, applicables immédiatement, et il y en a. Je n’invente rien, je me fais seulement l’écho de voix qui crient dans le désert depuis des décennies.
La mise en œuvre de la Régénération des sols et du climat
Donc, si tu m’a suivi jusqu’ici, aider les agriculteurs à continuer une agriculture qui détruit les sols et va provoquer des incidents climatiques de plus en plus violents (sécheresse et inondations), n’a tout simplement aucun sens.
La solution, et à mon avis la seule, et d’aider les agriculteurs à mettre en place des pratiques de régénération des sols, et donc:
- plus de labours
- mulch permanent (BRF, déchets verts en tout genre, paille, etc.)
- récupération et compostage des déchets verts sur tout le territoire français, y compris ceux des villes
- interdiction de brûler quelque branchage que ce soit (bois de taille, ou autres), et obligation de composter, et aussi mise en place d’unités de broyage mobiles (ça existe déjà, mais c’est à développer)
- interdiction pure et simple de tout produit phytosanitaire chimique (sinon on continue la spirale descendante vers l’enfer)
Oui, je sais, ça fait beaucoup d’un coup… mais il est trop tard pour faire dans le détail. C’est une transition qu’il aurait fallu commencer il y a 20 ou 30 ans, ce qui aurait permis d’y aller plus tranquillement.
Oui, la régénération des sols prendra du temps, mais il vaut mieux aller vers une lente régénération, que vers une rapide dégénération, car tout est en train de s’accélérer… il y a urgence.
La Terre fonctionne comme un être humain
La Terre, comme notre corps peut encaisser beaucoup de maltraitances… jusqu’au jour où la coupe est pleine. Ce jour-là, il faut choisir:
- continuer la descente aux enfers
- entreprendre la remontée
Le problème, pour entreprendre la remontée, c’est qu’il faut remettre en cause l’entièreté de notre fonctionnement, nos habitudes, et nos croyances… et c’est un sacré défi, autant qu’un Défi Sacré.
Une bouteille à la mer
J’écris cet article comme on lance une bouteille à la mer… peut-être aura-t-il un effet?
Peut-être participera-t-il à une prise de conscience collective?
Peut-être atteindra-t-il un décisionnaire ou une personne influente?
L’enjeu est vital, mais les résistances sont énormes…. l’industrie agro-alimentaire a juste envie de continuer à réaliser des profits, peu importe si ça implique la destruction de notre environnement et de nos ressources vitales.

Il faut espérer, également, s’il y a des aides accordées aux agriculteurs mettant en place cette transition, que tout ne soit pas raflé par les multinationales. En effet, elles pourraient bien se débrouiller, comme à leur habitude, de biaiser les propositions pour les adapter et les rendre inutiles ou dérisoires.
Toi qui lit cet article, si tu as un poste à responsabilité dans une mairie, une région, un organisme départemental, une entreprise liées à l’environnement ou à l’agriculture… alors à toi de jouer.
J’ai voulu cet article le plus accessible et le plus synthétique possible, mais je suis prêt à développer le sujet, si besoin est.
Et si tu n’as pas de poste à responsabilité, mais que tu as des question, ou des idées à proposer, tu peux mettre un commentaire, et je serai heureux de te lire, et de poursuivre l’exploration avec toi.
Et je te souhaite une merveilleuse journée
Nat’
FAQ
Mais que puis-je faire à mon petit niveau?
Justement, et c’est là que c’est intéressant… il n’y a pas de “petit niveau”, et chaque personne peut jouer un rôle dans le tournant majeur auquel nous sommes confrontés.
Tu peux:
- faire ton potager et avoir des arbres fruitier… et cultiver sur sol vivant, bien sûr.
- planter des arbres, et pas seulement des fruitiers, aussi des chênes, des frênes, des peupliers, etc.
- si tu vis en ville, sans accès à la Nature… il est temps de t’installer à la campagne, ou du moins dans une petite ville/village, où il sera plus facile d’avoir un potager.
- participer à un jardin partagé (il y en a beaucoup plus que ce qu’on pense)
- rejoindre ou créer une AMAP, en collaboration avec un agriculteur ou maraîcher qui cultive sur sol vivant (je me répète, mais c’est fondamental)
Mais aussi: - interpeller des élus (maires, députés, etc) pour les sensibiliser à la question
Et bien sûr: - partager cet article autour de toi, sur tes réseaux sociaux, en parler avec tes proches, organiser une table ronde ou une conférence… beaucoup d’actions de diffusion sont possibles.
Tout ça, en te renseignant plus en profondeur, pour vraiment comprendre le phénomène, et pouvoir en parler de plus en plus clairement.
Quelle différence y-a-t-il avec l’agriculture biologique?
L’agriculture biologique, c’est bien, et il vaut mieux éviter de consommer des produits chimiques, qui, de plus, détruisent la vie microbienne, mais c’est totalement insuffisant.
Les labels “bios” ne prennent pas en compte le labour et la couverture permanente du sol. Un agriculteur peut très bien labourer, avoir un sol en permanence nu, et avoir un label bio. Les labels prennent uniquement en compte la non-utilisation de certains produits.
A noter que certains produits autorisés en bio sont franchement douteux, pour ne pas dire plus, voire carrément toxiques pour le sol. Le meilleur exemple est la fameuse bouillie bordelaise, le sulfate de cuivre, autorisé en bio, et pourtant catastrophique pour le sol. C’est un fongicide, qui tue les champignons, donc. Il est efficace (hélas) pour les “maladies” fongiques, telles que le mildiou, mais au fil des années, il stérilise le sol, avec les conséquences que tu commences à comprendre.
Références
Sol et Climat
Matteo Tavera – La Mission Sacrée – https://excerpts.numilog.com/books/9782307463917.pdf
Maxime Guillaume (Le sol fait le climat) https://planethumus.com/le-sol-fait-le-climat/
NB: Pour le livre de Maxime Guillaume, c’est juste un extrait… je n’ai pas trouvé le livre entier. Ce sont des ouvrages que j’ai lus il y a 40 ans, mais qui ont hélas brûlé dans l’incendie de ma yourte, en 2012.
Sol Vivant
Émeutes de la faim, périls pour la France ? Lydia et Claude Bourguignon
https://www.youtube.com/watch?v=rKfXU2JFcW8
5 ans de syntropie… voilà le résultat – Anaëlle Thery
https://www.youtube.com/watch?v=d0ZTCkoKbXM
Dominique Soltner
https://www.librairie-permaculturelle.fr/62-dominique-soltner
Maraîchage sur sol Vivant
https://www.maraichagesolvivant.fr/
https://www.adaf26.org/lagroecologie/maraichage-sur-sol-vivant/
La Ferme de Cagnolle
https://www.youtube.com/c/LaFermedeCagnolle
L’auteur de cet article
Nat’ est pratiquant et enseignant de Kundalini Yoga, Hatha Yoga, Chi-Kong, Do-In, Fitness, Aïkido, ainsi que de diverses pratiques corporelles de santé et arts martiaux.
Il étudie la physiologie, la psychologie humaine et l’alimentation depuis plus de 40 ans. Il est (à 65 ans en 2026) l’exemple vivant des possibilités de Régénération qu’offre un mode de vie sain, basé sur les lois naturelles. Végétarien depuis +50 ans et crudi-vegan depuis +20 ans, sa santé et son énergie n’ont cessé de s’améliorer, depuis une enfance mal en point, tant physiquement que psychologiquement.
Musicien, guitariste, chanteur, auteur, écrivain, permaculteur, éco-constructeur… la vie est pour Nat’ un terrain d’expérimentation infini… et ce pour encore longtemps.
Nat’ œuvre (entre autres activités) à la remise en Vie de 6 hectares de terre, et de l’écolieu qu’il a créé en Espagne en 2008.
** Végétarien = ni viande ni poisson, sous aucune forme, ni produits en contenant.
** crudi-vegan = crudivore et végétalien, alimentation 100% crue et 100% végétale (sans œufs, laitages, poisson, ou préparations en contenant).

























